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Category Archives: PRESS

French Boutik / Popincourt – The place I love/Tonight at noon

Tratte dall’album “Gifted” (4 cd dedicati a cover dei Jam realizzate da band di tutto il mondo e i cui fondi sono devoluti a famiglie in difficoltà, “living in difficult circumstances”), due canzoni rkiprese da due nomi francesi.

I ben conosciuti FRENCH BOUTIK (ne parlammo già qui: http://tonyface.blogspot.it/2016/10/fay-hallam-house-of-now-french-boutik.html) rivedono “The place I love” (da “All mod cons”) in francese in una stravolta versione che spazia tra Kinks, jimgle jangle e psichedelia tardo 60’s.
Eccellente.

https://www.youtube.com/watch?v=BlIkwrNesS4

Tinta di psichedelia anche “Tonight at noon”, uno dei migliori brani del primo Weller, ripresa in versione dream pop da POPINCOURT (con l’aiuto di Gabriela Giacoman dei French Boutik).

https://www.youtube.com/watch?v=GTfy84-3C-0

Per contattare French Boutik
https://www.facebook.com/frenchboutik/

Per contattare Popincourt
https://www.facebook.com/popincourtmusic/

 

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Review: French Boutik – ‘Front Pop’

Grupo: French Boutik
Disco: Front Pop
Discográfica: CopaseDisques
Fecha de publicación: 2016
Más información: Facebook / TwitterSoundcloud
Procedencia: París, Francia.

Tracklist: Le Mac / Sur mon écran / L’expert / Hitch a Ride / Je regarde les tigres / Impitoyable / Le Casse / Costard Italien / Je ne suis là pour personne / La chemise déchirée / The Rent

Tras varios EPs publicados durante los últimos años, Les chats de gouttière (2012), Ici Paris (2013) y Mieux comme ça (2014), ha llegado el momento del debut en disco grande de la formación modernista procedente de París, French BoutikFront Pop contiene 11 canciones pop, realizadas con buen gusto, con un sonido delicado no exento de optimismo y luminosidad como en cortes tales que “Je regarde les tigres“, “Impitoyable“, “Le mac” o “L’expert“.

Una de las características más notables del álbum es el aprovechamiento de las voces. Frech Boutik es una banda que está compuesta al 50% por hombres y mujeres, lo que da mucho juego en el apartado vocal. Hay canciones que están catandas a dos voces, alternando voz masculina y femenina, como en el tema que cierra el álbum, “The Rent“; otras están cantanda por voz masculina, como en “L’expert“; aunque mayoritariamente, Front Pop es un disco que está cantando con voz femenina, donde la voz principal es apoyada por otra que aparece en segundo plano.

Front Pop es un disco que hará las delicias de los aficionados a la música pop, especialmente a aquellos que tegan especial devoción por el pop cantando en francés. Un debut realizado en clave mod, con el apoyo del sonido del órgano, que destila elegancia, refinamiento y esmero.

Autor: Charlie Condenado

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French Boutik Front Pop (Copase Disques)

Flashback dans les colonnes de Froggy’s Delight de la semaine sur un album sorti en octobre 2016, celui des French Boutik. Certes, il pourrait vous sembler un peu tard de chroniquer un LP sorti il y a 5 mois, mais il me semble néanmoins pertinent de vous le présenter et d’essayer de vous convaincre en quelques lignes d’aller au minimum prêter une oreille au travail du quatuor.

Les French est un combo parisien fondé en 2010. Fort de 3 EP’s sortis entre 2012 et 2014 sur le label allemand Copase Disques et de nombreux concerts à travers l’hexagone et l’Europe (les French jouent régulièrement en Grande Bretagne, Italie, Russie…), le groupe a ainsi enregistré à Hambourg sous la houlette du producteur Dennis Rux son premier album sobrement intitulé Front Pop.

Les French est un groupe qui a le talent de se retourner avec modernisme sur une époque bénie de l’ère musicale, celle des 60’s mods et du fantasmé swinging London. A travers les onze titres de Front Pop, nous voyageons dans l’univers des Kinks, de la Northern Soul, des Creation et autres Sonics. Toute l’imagerie 60’s nous revient en pleine face, cardigans et flashies upskirts, Lambretta et mini-cooper, party psychédéliques où l’on s’attend à voir débouler Brett Sinclair et Danny Wilde… Le décor est posé…

Mais cet univers so British est transposé dans le french Paris des artistes éphémères des yéyé, celui des jeunes filles qui en l’espace de quelques 45t à 4 titres ont posé leurs empreintes sur une France pré-68 qui criaient son refus de la chanson à papa en pointant le doigt vers l’Angleterre. Les French posent ainsi leurs valises à côté de celles des Jacqueline TaiebTiny YongChristine Pilzer et les TerriblesEileenPetula Clark et de la merveilleuse Sandie Shaw, comme le firent les jeunes gens mödernes de la génération DahoModern Guyet autres Mathématiques Modernes.

Les accointances des French avec cette scène nous étant d’ailleurs confirmé par la reprise très French du “Je ne suis là pour personne” de notre Françoise Hardy adorée. Ainsi est l’univers de ZeldaGabrielaSerge et Jean Marc, épaulés par les nappes suaves des Wurlitzer et orgues Hammond d’Olivier Popincourt. Les French Boutik, rejoignent cette scène revival 60’s en compagnie des KitschenetteLoolie and The Surfing Rogers et viennent nous rappeler le temps d’un album, ô combien cette Angleterre musicale faisait rêver les jeunes gens modernes des années Bus Palladium et Cherry Lane.

 

En savoir plus :
Le Soundcloud de French Boutik
Le Facebook de French Boutik

Sébastien Dupressoir

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Nouvel album – Front Pop

Front Pop, le nouvel album de French Boutik

Front Pop, le nouvel album de French Boutik est sorti au mois d’octobre 2016. C’est donc un disque tout neuf dont le titre énigmatique en forme de clin d’œil au mouvement ouvrier laisse suggérer les sujets sociaux politiques parfois évoqués dans certaines chansons, et dévoile en même temps l’essence musicale du groupe.

 French Boutik : Le Mac

French Boutik distille un Rock pop hérité des sixties, un brin de désuétude et une touche de modernisme savamment orchestrés autour d’orgues entêtants, de guitares clean et dominantes soutenues par une basse qui oscille à mon sens entre le jeu de Graham Maby et celui de Paul Mc Cartney et  une rythmique puissante et solide. Un style classe, frais, out of time et entraînant qu’ils qualifient eux même de Pop Moderniste. French Boutik, c’est une musique Fun et dansante enrobée dans un univers pop anglo-saxon hérité des mods (on s’attend parfois à voir surgir Gainsbourgpériode Requiem pour un con), avec des sonorités parfois psyché et des textes en français qui renvoient toute l’originalité du groupe.

French Boutik : Sur mon écran

Originalité également: Gabriela Giacoman, chanteuse de son état à la voix douce acidulée originaire de Californie, chante admirablement dans notre belle langue de Molière… un exercice de style réussi pour ce groupe basé à Paris.

Un album à contre-courant pour cette équipe venue d’un autre temps, que dis-je d’une autre planète. Au volant de ma Panhard PL 17, la radio hurle, fenêtre ouvertes, cheveux au vent… je roule sans but, droit devant, porté par l’univers décalé de ce Front Pop. Non, ce n’est rien, juste French Boutik qui m’entraîne… ailleurs!

Auguste Marshal
French Boutik
French Boutik

 

Nouvel Album de French BoutikFront Pop sur le label Copasedisc.

Titres écrits, composés et arrangés par French Boutik
Produit par Dennis Rux.
Serge Hoffman : guitares, voix, chœurs Zelda Aquil : Batterie, chœurs Gabriela Giacoman : voix, choeurs, percussions Jean-Marc Joannès : basse Susanne Shields : flûte traversière Olivier “POPINCOURT” : orgue Graham Lentz : percussion.
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French Boutik

En 2016, la mode est au 60’s. Manifestement. Et à la lettre K : RepublikFrench Boutik… Pour le quatuor parisien, le temps s’est arrêté en 1966, juste avant l‘arrivé de la révolution rock.  Et comme son nom ne l’indique pas, c’est sur label allemand Copase Disques qu’ils sortent leur premier 45t en 2012. Une maison de disque toujours à la recherche de pépites vintage, soul, mod. Ils sont un quintet lorsqu’ils partent à Hambourg enregistrer leur second EP en 2014. En revanche, c’est un quartet qui présente le premier album du groupe en 2016. A noter leur présence sur une compilation dédiée à Madness avec le titre « Tiptoes ». Morceau que l’on retrouve sur l’EP « Mieux comme ça ».

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French boutik : un groupe à la mod !

Par Franco Onweb

Cela s’est passé un samedi après-midi de janvier dans une boutique de disque du 11 éme arrondissement : un show case de Popincourt où il avait eu la bonne idée d’inviter ses camarades de French Boutik ! En voilà une idée qu’elle était bonne : les French Boutik sont juste incroyables. Imaginez un groupe avec une chanteuse charismatique, une batteuse impeccable, un guitar hero et un bassiste longiligne qui assure avec une assurance … tranquille ! Un groupe qui a réussis à aligner le talent avec une élégance incroyable ! Après tout, les French Boutik sont des mods, des vrais …

Je voulais en savoir plus et une semaine plus tard trois d’entre eux (Serge, Gabriella et Zelda) déboulaient dans mon salon un dimanche après-midi pour quelques explications. J’avais demandé à Olivier Popincourt qui joue régulièrement des claviers sur scène avec eux de m’accompagner dans le rôle de l’intervieweur : un moment rare avec des gens cultivés, esthètes et passionnés ! Et pour m’en rendre compte il a juste suffi de regarder autour de moi : ils ont marqué tous les gens qui les ont croisés ! C’est parti pour une leçon de « modernisme » à la Française ! 

Derek D’Souza

(French Boutik et Olivier Popincourt en concert à la Mécanique Ondulatoire à Paris le 10 Mars 2017 – de gauche à droite Serge, Gabriela, Jean Marc et Popincourt – Droit réservé) 

Serge : je suis guitariste compositeur et je chante certaines des chansons. On a fondé le groupe en 2007 avec Zelda. Auparavant, J’avais joué dans plusieurs formations. Mon premier groupe s’appelait les Ventura’s (en hommage à Lino !), ça remonte à 1984 ! Un groupe de potes dont les influences allaient de Jacques Dutronc à The Jam en passant par Electric Prunes ! On se cherchait un peu quoi (rires) ! Ensuite j’ai fait Chatterton, un trio … vraiment Jam pour le coup ! On avait sorti un 45 t assez minimaliste et sec en 1990. Puis un court passage dans les Soucoupes Violentes, le groupe de mon pote Stéphane Guichard. Ça a duré 4 mois, le temps d’une tournée et d’un maxi 45T produit par Eliott Murphy. Voilà …

Olivier Popincourt : Et après, entre les années 90 et aujourd’hui ?

Je ne savais pas trop dans quelle direction aller, j’étais plutôt assez désabusé. Des rencontres, des expériences un peu curieuses (une démo avec une reprise de « Beta Gamma », une chanson d’Henri Salvador période sixties, doit circuler peut-être quelque part !) … Et puis fallait taffer aussi, (je suis graphiste) et ça, ça me prenait beaucoup trop d’énergie ! Je continuais pourtant à chatouiller ma Rickenbacker, obsédé par la recherche de mélodies improbables ! … Une période où j’écoutais pas mal de productions Tricatel, les suédois The Eggstone ainsi que le 2e album de Philippe Katherine. Des trucs britishs aussi évidemment, comme Supergrass, Divine Comedy et beaucoup de Northern soul. Et puis en 2007 j’ai donc rencontré Zelda dans un bar ou j’officiais comme DJ, le « Ne nous fâchons pas ». On a tout de suite accroché et on a travaillé sur une première compo : « Kinky allumette », la genèse quoi …

 

Zelda : Au départ il s’agissait de l’écriture de paroles sur les compositions de Serge, qui essayait des musiciens en parallèle. Maintenant je suis la batteuse du groupe ! Avec Serge, nous en sommes les fondateurs, le « canal historique » quoi ! J’écris toujours les paroles de nombreuses compositions. Avant French Boutik, j’avais joué dans des groupes de Oi ! (Traquenard, West Side Boys et Shameless.) Et puis un groupe de surf/garage qui s’appelait les Sixtits. J’ai aussi été chanteuse dans un groupe de « Riot Girl » : les Ragnoutaz.

Gabriela : je suis la chanteuse et French Boutik est mon premier groupe ! A San Francisco j’étais dans la scène mod et scooteriste.  J’étais très puriste, j’écoutais presque uniquement de la soul, du R’n’b et du Rock Steady. Les deux seuls groupes pop que je pouvais supporter à l’époque étaient The Zombies et The Equals ! (Rires) Un peu de Brit pop aussi, comme Supergrass et quelques trucs de « mod revival » comme Makin’ Time. La première fois que j’ai vu French Boutik sur scène, j’ai été impressionnée par le mélange d’esprit pop et de modernisme. Il ne manquait plus que moi, l’américaine pour amener un peu d’esprit français ! (Rires) Quand j’ai rejoint French Boutik après le départ de la première chanteuse, j’étais sacrément intimidée !

(French Boutik en 2017 de gauche à droite Zelda, Jean Marc, Serge et Gabriella – Photo Derek D’Souza) 

Serge tu étais déjà bien intégré dans la scène Parisienne ?

S : J’ai commencé sur scène avec les Ventura’s grâce aux Barrocks, (l’époque du milieu des années 80 que j’évoquais tout à l’heure). Une scène qui a brassé beaucoup de monde d’horizon différent. Ça a permis à des groupes de rock’n’roll comme les Soucoupes Violentes et les Daltons de se lancer. C’était une période super exaltante ! On était jeunes, beaux et innocents (rires) Mais surtout terriblement speed !

French Boutik commence sous quelles influences ?

Z : La Brit pop. Divine Comedy, Blur, Supergrass …

S : Oui, Blur que j’ai connu avec l’album « Parklife », une synthèse de tout ce que j’aimais, de Syd Barrett à Paul Weller !

Z : Et la Motown ! Serge cherchait à l’époque une batteuse ou un batteur capable de jouer de la Motown. Comme j’en écoute énormément, et que c’est donc une grosse influence, ça a tout de suite collé entre nous !

Je pensais que vous aviez commencé en écoutant les Who, les Small Faces, les Kinks ou les Créations ?

S : C’était déjà intégré chez nous depuis bien longtemps : ce sont les fondations, les gènes ! Pour ma part j’avais découvert tout ça grâce à Paul Weller autour de 78. Il a été une sorte de grand frère (rires) ! Mais ce qui m’a vraiment redonné envie de former un groupe dans les années 2000, c’est la Brit Pop ! Je tiens à rappeller aussi que mes deux plus grosses influences issues des années 80 sont XTC et Elvis Costello. Elles sont toujours présentes !

Vous avez écouté aussi les Specials, Selecter … ?

Z : Ça fait aussi partie de nos fondations. La scène Two Tone a été créativement super importante !

S : The Beat était mon préféré ! Mélange assez unique pop et caraïbes.

G : Je tiens à clarifier les choses : le groupe n’est absolument pas enfermé dans un « trip » ou une étiquette réductrice. On essaie de faire de bonnes chansons, ce qui suppose tout naturellement des …influences. Influences qui ne sont d’ailleurs pas toujours les mêmes pour chacun de nous. C’est marrant d’entendre les critiques mentionner des noms auxquels nous n’aurions jamais songé comme Swing Out Sister ou Blondie ! Il y a eu deux commentaires que j’ai trouvé vraiment malins et dans lesquels on peut se retrouver pleinement : “The Jam meets Burt Bacharach” et “Booker T & the MGs meets Stereolab” !

Quelles ont été les différentes étapes du groupe ?

S : Dans la première formule, les textes sont tous écrits en anglais (toujours par Zelda) et chantés par Flora (l’ancienne chanteuse lead) qui ne jurait que par Belle et Sébastien ! A l’époque je ne chante pas, je reste concentré sur ma Ricken ! Elian (ex Soucoupes Violentes et Hush Puppies Ndlr) était à la basse. Ensuite on a pris Iky (8°6 Crew) au clavier, ce qui a amené une touche légèrement Madness (le côté pop, pas ska!). Quelques concerts plus tard, la chanteuse quitte le groupe pour des divergences de style. C’est à ce moment que notre américaine arrive, avec la ferme intention … de chanter en français … et de faire chanter tout le monde ! (Rires)

Alors Gabriela, ce n’était pas compliqué pour toi ?

G : Ça me semblait normal, voire naturel ! Pour moi, un groupe qui écrit et chante dans sa langue est plus authentique !

S : On vit en France, c’est normal de chanter en français ! Si Ray Davies (leader des Kinks Ndlr) avait été français il aurait chanté en français !

Et ensuite il s’est passé quoi ?

G : Après le départ d’Elian (bassiste) , on a rencontré Jean-Marc (notre bassiste actuel donc). Avant de rejoindre le groupe, il prenait des photos de nos concerts. En plus d’être un bassiste remarquable, c’est un excellent photographe, ce qui est maintenant bien dommage ! (Rires)

S : Son arrivée a amené l’aplomb qui nous manquait ! On est maintenant vraiment solide. C’est le ciment du groupe.

Z : je me suis senti très à l’aise avec lui tout de suite : on s’est retrouvé naturellement sur les fondamentaux !

D’où vient le nom French Boutik ?

S : Au-delà de l’évocation des fameuses boutiques de Carnaby Street au début des années 60, c’est un clin d’œil au modernisme, sous la forme d’une mise en abîme. Une sorte de ping-pong sans fin entre 2 pays qui ne se comprennent pas. D’abord les mods anglais flashaient sur le style Français (cinéma, fringues etc…) et nous, mods français (complexés !) flashont sur l’Angleterre. « French » c’est français en anglais. « Boutik » est là pour mettre les 2 pays d’accord ! (Rires) Le K est un hommage aux Kinks. Une lettre très graphique, une lettre mod ! (Rires)

Olivier Popincourt : French Boutik est-il un groupe Mod ?

Z : (aussitôt) Oui !

G : Oui, maintenant que je suis là ! (Rires)

S : Oui, presque, puisque la perfection n’existe pas … (rires) Il y a une ambiguïté à propos de notre style. En tout cas de sa perception. Les mots Pop et Mod peuvent suggérer une contradiction. Il y a encore beaucoup de puristes qui sont allergiques à la « Pop », surtout en France ! Quand tu fais de la musique, rester bloquer par des étiquettes est une absurdité. Un bon groupe pop doit être capable d’utiliser toutes les « couleurs » dont il dispose par sa culture. Si je trouve pertinent de donner un parfum bossa ou même flamenco à une chanson, je n’hésite pas. Il ne s’agit en aucun cas d’exercice de style. Si tu es vraiment inspiré et que tu y mets toute ton âme, « ton » style propre restera intact. Les Who ou les Kinks l’ont très bien prouvé. A ce titre, le Style Council restera un modèle pour nous : ils pouvaient explorer beaucoup d’univers musicaux tout en gardant leur esprit. C’est cela la pop … moderniste !

OP : C’est quoi être Mod et surtout être Mod en 2017 ?

Z : être esthète est intemporel. Le dandysme est intemporel.

S : Le Refus de la médiocrité. Le souci du détail.

G : C’est un état d’esprit. Un mélange d’individualisme, de convivialité, et d’humour. Le style et le soin apporté à toutes les actions et dans toutes les situations de ta vie. La musique, les vêtements, et tous les aspects du quotidien. Le refus du mauvais goût.

Le mauvais goût, ce n’est pas subjectif ?

G : Non, pas quand tu es Mod ! (Rires)

S : Pour essayer d’’apporter un éclairage à notre démarche, je vais prendre un exemple. Récemment j’ai vu un documentaire sur les « Sapeurs » congolais. Leur truc c’est de dire que même si tu es un prolétaire, ou dans une situation précaire, il n’y a aucune raison de ne pas avoir du style et de la classe. C’est assez proche de l’esprit Mod. Il s’agit aussi de l’idée d”estime de soi. Chez les mods, on peut également déceler un pied de nez aux archétypes vestimentaires de la société bourgeoise : « moi, petit prolo, je porte des costumes mille fois plus beaux et classieux que mon patron ce vulgaire capitaliste avec sa Rolex de merde. Il a peut-être le fric, moi, j’ai le style, les plus belles sapes, la meilleure musique, les meilleurs livres, les meilleurs films …

Mais quand tu regardes les reportages des années 60 sur les Mods, ils sont rejetés parce que ils ont un côté dandy, une sorte de rébellion dans l’élégance ?

S : Peut-être, mais il n’y a pas eu la volonté d’être dans une rébellion ouverte et violente (les émeutes de Brighton ont-elles été vraiment mod?) comme l’avaient été celles des rockers, des punks ou d’autres mouvements. Les dandys modernists qui trainaient dans les clubs de jazz à la fin des années 50, s’apparentaient finalement plutôt aux Zazous français.

Justement, le mouvement Mod vient du jazz : est-ce une vos influences ? 

S : Bien sûr : on connait notre histoire ! (Rires) C’est vrai qu’au début le mouvement tournait autour du style des Jazzmen ! Le mot Mod vient de « modern jazz » (en opposition aux « trads » qui eux, écoutaient du jazz traditionnel) Les Mods ne juraient que par Miles Davis, John Coltrane, Jimmy Smith ou Mose Alison, l’avant-garde quoi …

Vous vivez dans quel univers : les années 60 ?

G : Pas exactement. Nous sommes en 2017, je crois. (Rires). Non, mais sans rire, on n’est pas « rétro » ni « vintage ». On écoute des musiques de toutes les époques. Il se trouve simplement qu’il y a des périodes plus riches que d’autres.

S : Quelqu’un qui écoute du Jean-Sébastien Bach, on ne lui dit pas qu’il est rétro.

Par exemple vous enregistrez en numérique ou en analogique ?

S : On joue sur de vrais instruments, des belles Rickenbacker, et sur des amplis à lampes (les amplis transistor, ça craint vraiment). On enregistre dans un studio qui combine analogique et numérique pour le mixage. Pas de fétichisme, tu vois. (Rires)

La fin justifie les moyens : on prend la technologie moderne dans ce qu’elle a de meilleur.

OP : Vous vivez bien dans votre époque : vous êtes un groupe très présent sur les réseaux sociaux. Vous êtes connecté avec une international Mod ?

G : Pour diffuser French Boutik, nous utilisons les outils efficaces du moment, un point c’est tout. Il se trouve que la scène Mod est bien plus développée à l’étranger qu’en France. Ici, il y a d’excellents groupes, mais plutôt Rhythm’n’blues ou garage.

OP : Donc vous êtes dans un réseau ?

G : Oui. Mais il ne s’agit pas uniquement des mods. Nous avons eu toute sorte de publics et c’est tant mieux.

Z : Avec ce réseau on a pu jouer aux USA, au Canada, à Moscou, en Allemagne, en Suède et très souvent en Angleterre !

G : Et Front Pop notre Lp, est sorti en Angleterre, en Allemagne, un peu partout en Europe mais aussi au Japon !

(French Boutik au 100 Club * Photo Derek D’Souza) 

Ce n’est pas gênant d’être dans un réseau ?

Z : Dans « l’entre soi » ? Il nous arrive d’être très contents de toucher d’autres sphères ! (Rires)

S : Nous ressemblons à ce point à une secte ? (Rires)

Vous pouvez aller jouer partout dans le monde, vous aurez toujours du public devant vous grâce à ce réseau ?

G : Oui et c’est très agréable ! Ce sont des gens qui aiment la musique live.

Aujourd’hui chacun doit rester dans son réseau : les Rockabilly avec les Rockabilly, les groupes garages entre eux !

S : Tu exagères, ça a beaucoup changé, surtout en Angleterre. Pas autant en France certes, mais c’est vrai qu’ici on aime les tiroirs !

G : Récemment on a partagé la scène avec des groupes surf et garage. Il n’y a eu aucun mort ! (Rires)

OP : Vous êtes donc dans cette niche mais en vous servant de la modernité technologique ?

G : C’est clair que sans internet et les réseaux sociaux ce serait beaucoup plus compliqué !

S : Dans les années 60, qui aurait reprocher à Brian Epstein, Shel Talmy ou Andrew Loog Oldham d’utiliser le téléphone ?

OP : Parlons de vos chansons. Vous abordez des « thèmes mod » : scooters, fringues, fêtes …

S. Heu, non pas vraiment. On a passé l’âge (Rires). Plus sérieusement, on parle de tous ce qui nous touche au quotidien, en essayant de le faire avec humour, simplicité et distance si possible. Ca peut toucher à la politique, des histoires de relations amoureuses ou d’autres trucs …

OP :  Justement, votre album Front Pop, porte un nom très évocateur. Il y a de la politique dans vos chansons ?

G. Parfois oui. « le Mac » est centré sur un sinistre personnage de la vie politique française. (Rires)

S. C’est Zelda qui a écrit les paroles du Mac. Elle a réussi à en faire un personnage de film.

Z. Oui, j’ai essayé de ne pas être dans la « dénonciation » lourdingue, genre « chanson engagé ». Ca tourne autour de l’aspect grotesque de cet imposteur (Macron pour ne pas le nommer) et de l’impact qu’il peut avoir sur la société française. Une supercherie, un peu comme une publicité pour une lessive, mais en bien plus dangereux. Là, on est en plein dans l’actualité, je crois.

G. Oui, tu vois French Boutik n’est pas un groupe Halloween ! (Rires)

S. On est capable d’aborder tous les thèmes en gardant le style French Boutik. J’aime bien l’idée de parler de sujets à priori graves mais avec distance. Le nom Front Pop résume très bien notre démarche. Nous étions en plein pendant les manifestations massives contre la Loi Travail. On peut être pop et avoir une conscience ! En cela, on se sent très proche de Ray Davies, ou de Billy Bragg. Dans la chanson l’Expert, qui parle des spécialistes économiques ou autres journalistes aux ordres qui monopolisent les ondes, Jean-Marc a écrit le texte en se mettant en scène. C’est parti de son ras-le bol d’être réveillé tous les matins par les voix de ces blaireaux (Attali etc…) à la radio.

Z. Et Serge dans « Impitoyable » nous a fait du Michel Houellebecq ! (Rires)

S. Ouais, il y a sans doute un clin d’œil à « Extension du domaine de la lutte ». La guerre entre les beaux et les laids, « une lutte impitoyable … » mais comme je suis positif (Rires) je termine avec Bo Diddley ! (Rires) Je suis assez content de cette petite chanson Kinksienne !

Z. Les Tigres sont aussi un sujet qui nous tient à cœur … n’est-ce pas Gab ?

G. Oui, j’ai écrit ce texte en pensant à tous ces gens qui s’insultent politiquement sur facebook. Mais dès qu’il s’agit de vidéos de félins, tout devient paix et amour ! (Rires)

S. J’adore ce titre. Une chanson très œcuménique ! Et musicalement, un clin d’œil à « I can see for miles » des Who.

OP : Comparé à vos Eps précédents, pensez-vous que votre son a changé ?

G : Pas vraiment, l’esprit est le même. Les chansons sont plus riches. On a aussi appris à mieux travailler ensemble, qu’il s’agisse du groupe ou des échanges avec notre producteur. On est plus soudés !

OP : Ne pensez-vous pas que vous pouvez aller beaucoup plus loin que votre réseau ?

Z : J’en suis convaincue !

G : On aimerait bien mais en France c’est difficile : on n’est pas adapté à la scène officielle Française ! On ne rentre pas vraiment dans les cases imposées !

S : Il y a un formatage. Pourtant quand je fais écouter notre musique à des gens qui ne sont pas du tout dans la scène, ils accrochent très spontanément !

Z : Ce qui me plait c’est quand on sort des sentiers battus ! Quand on va vers d’autres choses, vers d’autres groupes ! On est pas du tout fermé, bien au contraire.

Vous manquez d’exposition médiatique ?

S : C’est une évidence.

Bon allez la question qui tue : quel est le rôle d’Olivier Popincourt dans French Boutik ?

G : C’est notre Billy Preston (clavier des Beatles Ndlr) ! Il a toujours été là : il a fait notre première démo et il joue régulièrement avec nous !

(Olivier Popincourt et Gabriela Giacoman – Droit réservé) 

Pourquoi il n’est pas membre à part entière des French Boutik ?

OP : J’ai ma propre carrière et je ne pourrai pas assurer tous les plans ! On a trouvé un bon équilibre maintenant !

Il y a d’autres gens comme lui qui jouent avec vous sans être membre du groupe à part entière ?

S : Il y a Susanne qui viens jouer de la flûte traversière de temps en temps. On l’entend sur « Hitch a Ride ». Sinon, Olivier a sa place dans le groupe et c’est un vrai plaisir quand il est avec nous.

Z : Il y a des gens notamment en Angleterre (grâce au fameux « réseau » !) qui peuvent nous rejoindre pour un soir ou une tournée : des pianistes, des percussionnistes …. Par exemple Emer, une jeune femme qui jouait dans un groupe de Northern Soul londonien Tram Beat : elle a appris tous nos morceaux ! La première fois qu’elle s’est retrouvée sur scène avec nous, en à peine cinq minutes elle était dedans, impec !

OP : Moi je vois ça comme un collectif et il y a les moyens de monter un collectif qui irait plus loin que notre « international Mod »

S : J’aime bien le côté « collectif » : des gens qui passent en amenant leur touche personnelle. Pourquoi pas.

En France vous partageriez la scène avec qui ?

S : On est prêt à jouer avec qui voudra, mais surtout avec ceux qui apprécient le bon vin rouge du sud-ouest (Rires).

Quels ont été vos concerts les plus importants ?

S : Le 100 Club à Londres !

G : En Russie on a joué en plein air dans un festival avec plus de 10 000 personnes : c’était impressionnant !

Z : C’était énorme, oui !

OP : Comment se passe le processus créatif ?

S : Je compose une ligne mélodique sur un riff de guitare. Ensuite vient le texte écrit soit par moi, soit par Zelda, soit par Gabriella ou Jean Marc. On part en règle générale de la mélodie !

G : Le morceau évolue et s’étoffe ensuite avec les arrangements auxquels participe tout le groupe lors des répétitions.

(Pochette de l’album Front Pop, photo Derek D’Souza) 

On parle un peu de l’album ?

G : Après une compilation de nos premiers EP sortie en Angleterre, tout le monde voulait un album. On a commencé par enregistrer deux chansons à Montreuil au studio Cargo et toutes les autres compos à Hambourg au studio « Yeah !Yeah!Yeah ! » que nous connaissons déjà bien (nos 2 précédents EP avaient été enregistrés là-bas). On a fait un crowdfunding pour payer l’album et c’est Dennis Rux l’ingénieur du son qui en a assuré la production.

S : C’est un ingé son plutôt « garage », qui avait travaillé avec les Grysgrys, les Darlings et les Riots. Il nous comprend parfaitement, il apporte d’excellentes petites touches d’arrangement …

Il est distribué par qui ?

G : Copasedisques en Allemagne et Detour en Angleterre.

Vous en attendez quoi de cet album ?

Z : Un nouveau départ. Il est assez ouvert pour nous faire connaître d’un public plus large !

S : C’est une étape importante. Front Pop et ses onze titres imposent notre style.

Vous avez eu des retours ?

G : Oui, d’excellentes réactions. L’album a été très bien reçu par les fans de nos précédents Eps, surtout nos « crowdfunders » qui étaient très impliqués. Et nous étions ravis de figurer sur plusieurs listes « meilleurs albums de l’année » établies par des critiques et des radios dans plusieurs pays. Quelques-uns plutôt « indie » que strictement mod, ça fait plaisir !

S : Mais pas beaucoup de retours sur la France !

G : Rassure-toi : pour nos EP précédents, je me souviens avoir fait le maximum, j’avais écrit partout, contacté toutes les radios françaises ! Un peu dépitée, j’avais fini par contacter les Anglais, sans grande illusion parce que « ça chante en Français ». Et là ce fût l’avalanche ! On est passé sur des radios indé, la BBC etc … sans compter les papiers dans Shindig, Record Collector etc …

(French Boutik au studio Yeah Yeah Yeah avec Denix Rux au centre et Olivier Popincourt deuxième à droite – Droit réservé) 

OP : Il y a pleins de gens qui ont entre 20 et 50 ans qui ont grandis avec une scène assez pessimiste, de Noir Désir à Dominique A. Ils ont du mal avec la pop, ils ont juste raté le wagon !

S : Je suis assez d’accord, c’est le syndrome tristement nommé « nouvelle chanson Française », C’est pathétique, en effet. Mais ça navigue encore parfois « crétin festif/alterno/ bonnet péruviens » aussi. Le genre « je parle de la misère du monde, je fume des gros joins, et c’est bien cool… », Mais oui, il y a les éternels poètes dépressifs/écorché vif, à la Miossec . On adore ça les « rimbaldiens » en France. Quel manque de pudeur ! C’est lourdingue. Enfin ce n’est pas le pire. On a Bénabar pour toucher le fond. C’est pour ça aussi, que j’aimais bien Philippe Katherine à ses débuts ou Bertrand Burgalat. Distance dandy.

C’est un parti-pris d’avoir un son comme le vôtre : des voix au même niveau que les guitares et une rythmique très en arrière ?

Z : Oui, c’est le parti-pris de Dennis ! Il enregistre comme ça, il n’aime pas à priori les gros sons qui tâchent ! (Rires)

S : C’est sa marque de fabrique. Par exemple la grosse caisse est bien mise en avant !

G : en tout cas on est ravis du résultat !

S : Pour le prochain, vu les dernières compos, on tentera quelque chose de plus ample ! « Front Pop », a été enregistré et mixé en une semaine, ce qui est un exploit pour 11 morceaux. L’album a été conçu dans l’urgence, ce qui s’avère souvent salutaire ! C’est notre côté punk 77. (Rires) Et Gabriela nous a fait travailler à la baguette (rires) !

Z : Avoir cette deadline nous a obligé à être efficace. Et je trouve que c’est une réussite !

Et la pochette qui est splendide …

S : C’est Derek D’Souza (un des photographes de The Jam!) qui a pris la photo. Il a vraiment « un œil ». La petite mise en scène sur le lit rouge, est partie d’une idée de Zelda.

C’est quoi vos projets ?

G : On enregistre une reprise de The Jam pour la compilation anglaise Specialised qui travaille avec l’association caritative « Teenage Cancer Trust ». Leur concept est de sortir chaque année une compilation « tribute » autour d’un grand groupe. Les groupes qui y participent en choisissent une reprise. Les années précédentes nous avions fait The Clash et Madness. Cette année c’est donc Paul Weller et The Jam.

S : Il fallait en être ! (Rires)

G : Nous avons adapté en français la reprise choisie …et on ne vous dira pas laquelle ! Les Soucoupes Violentes et Popincourt représenterons également notre beau pays !

Z : Et pleins de concerts d’ici juillet : Angleterre, Suède, Espagne, et peut-être l’Allemagne.

S : Mais aussi en France : Vannes en mars et même Paris en avril ! (Rires)

Z : Il serait aussi question d’aller faire un tour en Amérique Latine en 2018 !

Enfin notre dernière question : quel disque donner à des enfants pour les amener à la musique ?

G : Les Beatles ! Je les ai adorés quand j’étais petite.

S : Les Clash, « London calling »

Z : L’album éponyme de Camera Silens. Si ce sont des enfants français, il leur faut du vrai bon punk français avec la rage au ventre.

Lisez l’article original ici

 

French Boutik „Front Pop” (Full & extended review in English)

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Favourite Records 2016 #2: French Boutik Front Pop

Good pop music from France? That’s impossible, you think? Well, there you go. Think of Phoenix, Daft Punk and Air. But better you listen immediately to Front Pop, the superb album debut from Parisian mod power pop combo French Boutik. Fantastic pop music from France is nothing impossible. Word! The heavy weight of the traditional classic French chanson dominated popular French music maybe too long, and perhaps it wasn’t an ideal matrix for exciting new pop music from Paris or elsewhere in the land of Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, cool jazz, existential philosophy and picturesque cafes. But in the sixties, in the undertow of The Beatles, France and the French definitely learned to swing in a thrilling modern way. The yeh-yeh-wave with the wonderful, goddess-like beat girl Françoise Hardy or Jacques Dutronc, her later husband and father of her son, lighted French pop music as well as the extraordinary artist Serge Gainsbourg, who with a little help from sexy singers like Brigitte Bardot or Jane Birkin made super fantastic music. This brings us back to French Boutik again. This fab band consists of the cool Zelda Aquil, drums, backing vocals; charming Gabriela Giacoman, vocals, backing vocals, percussion; nonchalant Serge Hoffman, guitar, vocals; and last but not least thoughtful Jean-Marc Joannès, bass. The main songwriter is Hoffman, usually in co-production with Aquil or Giacoman.

 

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Honestly, I discovered French Boutik by chance, taking a detour through Popincourt’s super fantastic debut album A New Dimension to Modern Love, my most favourite record in 2016, where French Boutik singer Gabriela Giacoman sings so enchantingly. On the other hand Popincourt mastermind Olivier Popincourt plays Hammond organ on Front Pop, my favourite record #2 in 2016. Having released already three EPs, French Boutik, after writing new songs in Paris for some months, turned to beautiful Hamburg, German seaport of Beatles fame, where they recorded Front Pop in the small but really cool Yeah! Yeah! Yeah! Studios. Whereas Popincourt’s songs spread their romantic charm in English, French Boutik sing their songs mostly in French. But both acts gain more and more respond, more appreciation and a growing audience in the United Kingdom as well as in continental Europe. Their pro-European open-mindedness and simpatico internationality are practically the antithesis to EU fatigue, Brexit and Trumpdom. The situation is kind of similar to the 1980s, to the tough years of UK Prime Minister, Iron Lady Margret Thatcher, when Paul Weller’s second band The Style Council sought to overcome the grey dreariness of the era with their optimistic soul jazz pop, commuting between London, Paris, Rome and Detroit. This attitude isn’t only sympathetic, at the same time French Boutik do sound onFront Pop irresistibly fresh and overwhelmingly charming.

 

 

 

 

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In terms of their music French Boutik, who are like Paul Weller convinced Mods, orientate their new French beat more on the electrifying power pop and passionate guitar frenzy of The Jam, the almighty Modfather’s first band. French Boutik pay homage to the beat, soul and mod feeling of the swinging sixties as well as to the spirit of the punk and new wave of the 1970s and early 1980s. They reinterpret Françoise Hardy’s delightful sixties hit „Je Ne Suis La Pour Personne“ convincingly groovy, but at the same time they have splendid self-penned songs like „Impitoyable”,  „Le Mac“, „Sur Mon Ecranor”, „Le Casse” or „Costard Italien“, all of them sung in French. But just like  „Hitch A Ride“ and „The Rent“, both sung in English, they all have alert lyrics about political and social themes or more romantic or just everyday life topics. French Boutik go for sharp guitar riffs, crispy drums, a melodic, funky bass, juicy organ sounds, catchy melodies and the captivating girl harmonies of Gabriela Giacoman and Zelda Aquil. Theirs is the new, charismatic new French pop; the new French beat from Paris. Those who said already yes to Popincourt’s wonderful new pop vision should with no doubt also say yes to French Boutik.

PS: The vinyl LP edition of French Boutik not only allures with its cool cover, but has also to offer a stylishly designed inner sleeve with all the song lyrics printed, a double sided poster with some other nonchalant band pics and a useful MP3 download code. What a fine package that is. Merci beaucoup, French Boutik.

French Boutik Front Pop, Detour Records/CopaseDisques, 2016

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French Boutik: Front Pop – album review

by Arash Torabi

French Boutik: Front Pop  (Detour Records)   

LP/CD/DL Out now 8/10 

Stomping debut album proper from sharp French modernists, care of the extra-freakin’ stylish Detour Records.

Sharp-as-you-like French Mod band, French Boutik have so far released 3 EPs, captured on the recently released The Essential album, so Front Pop is their actual debut album. Their ‘60s-drenched power pop is more than just a bit infectious. With lush vocals from chanteuse Gabriela mingling with glorious harmonies backed by Zelda (drums) and Serge (guitar), theirs is a bright sound, centring on the pop aspect of the Mod spectrum, with crashing chords, warm organ, chunky drums and the whole ‘60s poptastic shebang.

Watch the video for Je Regarde Les Tigres from their new album

They sing mainly in French, apart from a couple of songs on this long player: Hitch a Ride and The Rent, the latter showing their more laidback style.

And they record for Detour Records, home of New Untouchables Mod organisation, creators of The Brighton Mod Weekender, Le Beat Bespoke Festival (which is also a mighty fine compilation series, also on Detour)

 

Front Pop by French Boutik is available on Amazon 

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French Boutik – Review

Review by Carol Lovatt

The epitome of cool, French Boutik are a band based in Paris who are simply irresistible in concert and last night (Sun 16 July) they played an intimate ‘up close and personal’ gig at the atmospheric Wightman Theatre in Shrewsbury that was simply sublime. Associated with the genre of Pop Moderniste, the band is an exciting and eclectic mix of 1960’s inspired pop infused with a more edgy new wave vibe, sultry yet sharp vocals and assertive instrumentation. The 4 members of the band, Gabriela Giacoman, Serge Hoffman, Zelda Aquil and Jean-Marc Joannes were complimented by guest artiste Olivier Popincourt, the keyboard ace who impressed and complimented the set with his virtuoso skills by paying homage to the mighty mod sounds of the Hammond organ. French Boutik have real style. They look impressive and they sound impressive. They appeal to an international audience not only because of their connection to the global mod scene but also because they are really good at what they do.

One of the key attractions of French Boutik is that they have something different to offer, their music is not just a rehash of 60’s pop, it’s a reinvention of it for a modern audience. The combination of English and French lyrics in their catchy and soulful harmonies is infectious. They make you want more.  Musically, the guitar, bass and drum are tight and authentic, producing a seamless and original sound which is hip and vibrant. Vocally, Gabriella and Zelda are beautifully synchronised, as is the band as a whole. This current tour has given audiences both the essential French Boutik repertoire with classics such as End of the Line, La Vie En Coulleurs, Mieux Comme Ca, New Bossa, Tiptoes and Pousse Au Crime alongside tracks from the 2016 album Front Pop including Le Mac, Le Casse, L’Expert, Hitch a Ride and Impitoyable. All delivered with that certain ‘je ne sais quoi’ elegance and style that the French do so well.

I must also mention the support band on with French Boutik, The Backbeat Three, who consist of a trio of local musicians. They warmed up the audience brilliantly with their excellent renditions of songs by the Beatles. The Backbeat Three provided a perfect complement to the main act and as such, the evening proved to be a first class night all round with great music in a lovely venue offering live music at its best. I’m already looking forward to the next time French Boutik are in the UK on tour.

 

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Album review: “A frontal assault on pop from French Boutik”

Album review: “A frontal assault on pop from French Boutik”

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